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Le Syndicat National des Infirmiers Anesthésistes (SNIA) dénonce des pressions inacceptables visant à détricoter l’arrêté du 26 juin 2026 sur les actes infirmiers. Qualifier une clarification réglementaire « d’erreur » relève d’une stratégie de déstabilisation, pas d’une analyse juridique. Menacer de saisir le Conseil d’État pour défendre des habitudes professionnelles n’a rien d’un argument : c’est une tentative de préserver un statu quo qui n’a jamais eu de base légale. Il est essentiel de rétablir les faits : l’extubation n’a jamais figuré parmi les actes autorisés aux infirmiers diplômés d’État. L’arrêté du 26 juin 2026 ne crée rien : il met fin à une ambiguïté entretenue pendant des années par des organisations qui ont préféré s’appuyer sur des pratiques locales plutôt que sur le droit. L’extubation ne se résume pas à un geste mécanique : c’est un acte clinique complexe, exigeant une maîtrise fine de l’anesthésie, des voies aériennes et de la surveillance péri‑anesthésique. Cette expertise relève exclusivement du champ de compétences médical et des infirmier(e)s‑anesthésistes diplômé(e)s d’État. Prétendre le contraire, c’est ignorer la réalité clinique, fragiliser la sécurité des patients et légitimer des glissements de tâches qui n’ont jamais eu de fondement réglementaire. La sécurité des patients ne peut plus être sacrifiée sur l’autel de l’organisation interne ou des économies de fonctionnement. Une organisation de soins, même ancienne, ne crée pas une compétence réglementaire. Les professionnels ne font pas la loi. Le cadre juridique, lui, est clair. Cette clarification doit désormais conduire à une réflexion plus globale sur la place des IADE au sein des Salles de Surveillance Post Interventionnelle. Leur expertise en anesthésie, leur maîtrise des voies aériennes et leur capacité à prendre en charge des situations péri-anesthésiques complexes constituent un levier majeur de sécurisation des parcours et des pratiques. Le ministère doit maintenant assumer un choix : sécuriser les pratiques en mobilisant les compétences spécialisées, ou céder à des pressions corporatistes visant à maintenir des frontières professionnelles dépassées. Le SNIA appelle la ministre de la Santé à confirmer les orientations validées au HCPP et à ne pas reculer sous la pression. Un renoncement serait un signal dangereux pour l’ensemble des professionnels engagés dans la transformation du système de santé. Le SNIA continuera à défendre toute évolution permettant de mieux reconnaître et mobiliser les compétences disponibles, au service d’une organisation des soins plus efficiente et, surtout, de la qualité des soins et de la sécurité des patients. Le Conseil du SNIA Le 13 aout 2026
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