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Les données recueillies auprès de 27 écoles d’infirmiers-anesthésistes indiquent que, sur 755 places agréées, seules 670 sont pourvues par des étudiants entrants, soit un taux de remplissage national de 88,7%, malgré un volume de 1965 candidats inscrits au concours.
Le constat est alarmant : - Une part significative de candidats admissibles (47 %) n’intègre pas directement la liste principale, avec une probabilité croissante de désistement ou d’abandon. - Les reports de rentrée restent majoritairement liés à des refus de prise en charge de la formation par les employeurs ou les dispositifs de promotion sociale (158 cas, soit 94 % des reports). - Toutes les formes de financement – y compris la prise en charge par l’employeur – montrent une tendance à la diminution, renforçant l’auto-financement ou la précarité financière des étudiants. Ces constats confirment des signaux forts déjà observés dans les enquêtes précédentes : malgré une attractivité de la profession, le système de recrutement et de financement actuel fragilise l’accès à la formation IADE. Le SNIA déplore : - Une fracture socio-économique croissante entre les candidats à la formation et les conditions réelles d’accès au diplôme. - L’absence de garanties de prise en charge systématique de la formation IADE, ce qui constitue une entrave majeure à l’égalité d’accès aux études spécialisées et à la diversité sociale. - Une politique de formation fragmentée et sous-dimensionnée** face aux besoins du système de santé, qui met en danger l’attractivité et la pérennité de notre spécialité. Le SNIA revendique : - La reconnaissance immédiate de l’IADE comme formation de niveau master pleinement financée, avec prise en charge obligatoire par les employeurs ou les dispositifs publics (formation professionnelle, promotion sociale). - La sécurisation du financement de tous les candidats admis, afin de garantir l’égalité d’accès, indépendamment du statut professionnel, géographique ou social. - La revalorisation du concours et des modalités de sélection, pour réduire les listes complémentaires, les désistements et les abandons. - Un plan national de soutien à la formation IADE incluant des mesures incitatives, un cadre clair de financement et une visibilité stratégique sur les besoins futurs de la profession. - La reconnaissance et l’intégration de l’IADE dans les politiques de santé publique, notamment en lien avec l’évolution des soins français, le vieillissement des effectifs, et les besoins croissants en anesthésie, réanimation et urgences. En conclusion : Le SNIA refuse que la qualité de la formation et l’accès à cette profession essentielle soient mis en péril par des logiques financières déconnectées des réalités des candidats et des besoins du système de santé. Nous appelons l’ensemble des acteurs – pouvoirs publics, ARS, employeurs, écoles et organisations représentatives – à agir collectivement et urgemment pour garantir l’avenir des IADE et la sécurité des soins pour tous. Le Conseil du SNIA Le 03 mars 2026. Les commentaires sont fermés.
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