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Le Syndicat National des Infirmiers Anesthésistes (SNIA) prend acte de la publication du rapport parlementaire de la mission flash sur "les infirmiers en pratique avancée", dont l’orientation assumée et la faible rigueur d’analyse interrogent sérieusement la crédibilité du travail produit. En ne s’appuyant que sur une seule lecture du terrain, la mission flash aboutit à un document qui relève davantage de la promotion d’un modèle d’exercice que d’une analyse objective de la diversité des pratiques infirmières. Une approche partielle ne peut, mécaniquement, conduire qu’à des conclusions partielles. Le rapport prétend éclairer l’avenir de la profession tout en passant sous silence les infirmiers anesthésistes diplômés d’État (IADE), pourtant seuls professionnels infirmiers spécialisés dont l’exercice clinique, la formation universitaire de niveau master, les responsabilités et l’autonomie sont établis, reconnus et éprouvés depuis plus de cinquante ans. Cette omission n’est pas anodine. Une réflexion construite sur une représentation tronquée des réalités professionnelles ne peut qu’aboutir à une vision incomplète des réponses à apporter aux défis du système de santé. Plus préoccupant encore, le rapport propose de distinguer les IPA des spécialités infirmières de pratique avancée, au motif que seuls les IPA exerceraient en pratique avancée. Une telle affirmation contredit l’esprit de la loi, méconnaît les textes existants et révèle une compréhension très approximative du sujet. Chaque jour, les IADE démontrent malgré tout la portée essentielle de leur exercice : prise en charge de situations complexes, expertise clinique de haut niveau, contribution déterminante à la sécurité des patients et à l’accès aux soins anesthésiques sur l’ensemble du territoire. Leur pratique constitue une forme pleinement opérationnelle de pratique infirmière avancée, dont le développement naturel ne demande qu’à être enfin accompagné. Le SNIA rappelle qu’une mission flash n’a ni portée normative ni valeur législative. Elle ne saurait définir l’avenir. Celui-ci devra intégrer l’ensemble des expertises existantes et ne pourra se construire en imposant un modèle unique. À l’approche de nouvelles échéances démocratiques, le SNIA souligne que les professionnels ne sont pas dépourvus de mémoire. Ils sauront distinguer les engagements sincères des effets d’annonce et apprécier la considération réellement accordée aux spécialités infirmières lorsque les décisions importantes ont dû être prises. La reconnaissance des IADE ne repose pas sur les discours. Elle se mesure aux actes. Et les actes, eux, demeurent. Le Conseil du SNIA Le 16 juillet 2026
Le SNIA publie une nouvelle note d'analyse consacrée à l'évolution statutaire et indiciaire des infirmier(e)s-anesthésistes diplômé(e)s d'État (IADE) et à leur reconnaissance dans la Fonction publique hospitalière. Fondée sur une analyse réglementaire approfondie et une simulation comparative des carrières, cette étude examine la cohérence entre le niveau de qualification des IADE, leurs responsabilités, leur déroulement de carrière et leur rémunération. Nous porterons cet argumentaire auprès des pouvoir publics et des personnalités politiques du champ sanitaire. Le document complet est disponible en téléchargement ci dessous
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Les textes réglementaires accompagnant la loi infirmière de juin 2025 viennent d’être publiés. Le Syndicat National des Infirmier(e)s-Anesthésistes (SNIA) salue les avancées obtenues pour le métier socle infirmier et rappelle son engagement constant en faveur d’une réforme ambitieuse, tournée vers les besoins des patients et l’évolution des pratiques professionnelles.
Alors que l’exercice infirmier généraliste évolue autour de la consultation, de la prescription et d’un accès simplifié aux soins, le SNIA demande l’ouverture rapide des travaux réglementaires concernant les infirmier(e)s anesthésistes. Les engagements ministériels pris ces dernières années doivent être respectés : l’évolution du métier socle doit s’accompagner d’une modernisation effective des exercices spécialisés. Dans ce contexte, le SNIA exprime sa vive inquiétude face à des prises de position clivantes qui entretiennent artificiellement une opposition entre des modèles de pratique avancée pourtant complémentaires, laissant entendre que l’avenir de la pratique avancée ne pourrait se structurer qu’autour du seul modèle des IPA. Le SNIA rappelle que les IADE incarnent une pratique avancée fondée sur une expertise clinique reconnue, une autonomie réelle et des responsabilités déterminantes pour la sécurité des soins. Alors même que le modèle IPA poursuit son évolution vers une pratique toujours plus transversale, marquée par la disparition progressive des mentions, il serait profondément erroné d’en faire la référence unique de la pratique avancée infirmière. Les IADE représentent, au contraire, une forme de pratique avancée hautement spécialisée, éprouvée et indispensable, répondant à des besoins critiques dans des secteurs en forte tension. Méconnaître cette réalité constituerait une erreur stratégique majeure et traduirait une vision politique déconnectée des besoins du système de santé. Depuis la loi du 27 juin 2025 sur la profession d’infirmier, la pratique avancée ne peut plus être pensée selon une logique unique ou idéologique. Elle doit enfin être construite à partir des besoins des patients, des parcours de soins et des compétences réellement mobilisables par les professionnels, plutôt qu’autour d’un modèle dont le déploiement demeure encore en construction. Le SNIA demande donc l’ouverture rapide des travaux nécessaires à l’évolution du cadre réglementaire de la pratique avancée des infirmier(e)s anesthésistes, afin de répondre aux besoins croissants des patients en anesthésie, en médecine péri-opératoire, en réanimation, dans la prise en charge de la douleur et en médecine préhospitalière. La profession IADE n’a plus à démontrer son expertise. Elle exerce depuis de nombreuses années une pratique avancée fondée sur des compétences de haut niveau, une autonomie clinique reconnue et une responsabilité directe dans la sécurité des patients. L’heure n’est plus aux oppositions de modèles, mais à la reconnaissance et à la consolidation de pratiques complémentaires, au service des patients et de la qualité des soins. Le Conseil du SNIA Le 29 juin 2026 À compter de 2027, la protection sociale complémentaire (PSC) deviendra obligatoire au sein de la Fonction publique hospitalière (FPH), avec une participation employeur fixée à 50 %. Cette évolution constitue une avancée attendue. Elle ne produira toutefois ses effets pour les infirmiers anesthésistes diplômés d’État (IADE) et, plus largement, pour l’ensemble des professionnels hospitaliers, qu’à la condition de prendre pleinement en compte les réalités du terrain. Car à l’hôpital, la sinistralité ne relève pas d’une notion théorique. Elle recouvre des situations quotidiennes bien identifiées :
Elle ne peut pas davantage reproduire un modèle générique importé, insuffisamment ajusté aux spécificités du secteur hospitalier. Elle doit répondre de manière adaptée aux risques réels auxquels sont confrontés les agents hospitaliers. Et cela implique de le dire clairement : On ne peut pas affirmer qu’il faut « prendre soin de ceux qui soignent » tout en maintenant le jour de carence et en laissant perdurer une prise en charge des arrêts maladie limitée à 90 %. La santé des soignants ne peut devenir un objet de communication ou de valorisation individuelle, déconnecté des décisions structurelles attendues. Un autre point est non négociable : Les prestations du CGOS ne doivent en aucun cas être amputées pour financer cette réforme. Plus largement, la mise en place de la PSC ne peut se traduire par une diminution du niveau global de protection des agents, notamment en restreignant la diversité et la qualité des garanties aujourd’hui accessibles. Aucun progrès social ne peut reposer sur un recul parallèle. L’année 2026 sera déterminante. Les cahiers des charges, les appels d’offres et les arbitrages en cours structureront durablement les futures garanties proposées aux personnels. Le SNIA rappelle avec force qu’il ne suffit plus d’exprimer la nécessité de prendre soin de ceux qui soignent lors des périodes de tension. Cette exigence doit désormais se traduire par des engagements concrets, mesurables et ambitieux. Si cette ambition est au rendez-vous, la PSC dans la FPH constituera également un levier majeur d’attractivité et de fidélisation. Un hôpital qui protège ses soignants est un hôpital qui recrute, qui fidélise et qui reconnaît pleinement l’engagement de ses professionnels. Protéger les soignants n’est pas un slogan. C’est une responsabilité institutionnelle et un choix stratégique pour l’avenir du service public hospitalier. Le Conseil du SNIA Le 23 avril 2026.
À compter de 2027, la protection sociale complémentaire (PSC) deviendra obligatoire au sein de la Fonction publique hospitalière (FPH), avec une participation employeur fixée à 50 %. Cette évolution constitue une avancée attendue. Elle ne produira toutefois ses effets pour les infirmiers anesthésistes diplômés d’État (IADE) et, plus largement, pour l’ensemble des professionnels hospitaliers, qu’à la condition de prendre pleinement en compte les réalités du terrain. Car à l’hôpital, la sinistralité ne relève pas d’une notion théorique. Elle recouvre des situations quotidiennes bien identifiées :
Elle ne peut pas davantage reproduire un modèle générique importé, insuffisamment ajusté aux spécificités du secteur hospitalier. Elle doit répondre de manière adaptée aux risques réels auxquels sont confrontés les agents hospitaliers. Et cela implique de le dire clairement : On ne peut pas affirmer qu’il faut « prendre soin de ceux qui soignent » tout en maintenant le jour de carence et en laissant perdurer une prise en charge des arrêts maladie limitée à 90 %. La santé des soignants ne peut devenir un objet de communication ou de valorisation individuelle, déconnecté des décisions structurelles attendues. Un autre point est non négociable : Les prestations du CGOS ne doivent en aucun cas être amputées pour financer cette réforme. Plus largement, la mise en place de la PSC ne peut se traduire par une diminution du niveau global de protection des agents, notamment en restreignant la diversité et la qualité des garanties aujourd’hui accessibles. Aucun progrès social ne peut reposer sur un recul parallèle. L’année 2026 sera déterminante. Les cahiers des charges, les appels d’offres et les arbitrages en cours structureront durablement les futures garanties proposées aux personnels. Le SNIA rappelle avec force qu’il ne suffit plus d’exprimer la nécessité de prendre soin de ceux qui soignent lors des périodes de tension. Cette exigence doit désormais se traduire par des engagements concrets, mesurables et ambitieux. Si cette ambition est au rendez-vous, la PSC dans la FPH constituera également un levier majeur d’attractivité et de fidélisation. Un hôpital qui protège ses soignants est un hôpital qui recrute, qui fidélise et qui reconnaît pleinement l’engagement de ses professionnels. Protéger les soignants n’est pas un slogan. C’est une responsabilité institutionnelle et un choix stratégique pour l’avenir du service public hospitalier. Le Conseil du SNIA Le 23 avril 2026.
Les données recueillies auprès de 27 écoles d’infirmiers-anesthésistes indiquent que, sur 755 places agréées, seules 670 sont pourvues par des étudiants entrants, soit un taux de remplissage national de 88,7%, malgré un volume de 1965 candidats inscrits au concours.
Le constat est alarmant : - Une part significative de candidats admissibles (47 %) n’intègre pas directement la liste principale, avec une probabilité croissante de désistement ou d’abandon. - Les reports de rentrée restent majoritairement liés à des refus de prise en charge de la formation par les employeurs ou les dispositifs de promotion sociale (158 cas, soit 94 % des reports). - Toutes les formes de financement – y compris la prise en charge par l’employeur – montrent une tendance à la diminution, renforçant l’auto-financement ou la précarité financière des étudiants. Ces constats confirment des signaux forts déjà observés dans les enquêtes précédentes : malgré une attractivité de la profession, le système de recrutement et de financement actuel fragilise l’accès à la formation IADE. Le SNIA déplore : - Une fracture socio-économique croissante entre les candidats à la formation et les conditions réelles d’accès au diplôme. - L’absence de garanties de prise en charge systématique de la formation IADE, ce qui constitue une entrave majeure à l’égalité d’accès aux études spécialisées et à la diversité sociale. - Une politique de formation fragmentée et sous-dimensionnée** face aux besoins du système de santé, qui met en danger l’attractivité et la pérennité de notre spécialité. Le SNIA revendique : - La reconnaissance immédiate de l’IADE comme formation de niveau master pleinement financée, avec prise en charge obligatoire par les employeurs ou les dispositifs publics (formation professionnelle, promotion sociale). - La sécurisation du financement de tous les candidats admis, afin de garantir l’égalité d’accès, indépendamment du statut professionnel, géographique ou social. - La revalorisation du concours et des modalités de sélection, pour réduire les listes complémentaires, les désistements et les abandons. - Un plan national de soutien à la formation IADE incluant des mesures incitatives, un cadre clair de financement et une visibilité stratégique sur les besoins futurs de la profession. - La reconnaissance et l’intégration de l’IADE dans les politiques de santé publique, notamment en lien avec l’évolution des soins français, le vieillissement des effectifs, et les besoins croissants en anesthésie, réanimation et urgences. En conclusion : Le SNIA refuse que la qualité de la formation et l’accès à cette profession essentielle soient mis en péril par des logiques financières déconnectées des réalités des candidats et des besoins du système de santé. Nous appelons l’ensemble des acteurs – pouvoirs publics, ARS, employeurs, écoles et organisations représentatives – à agir collectivement et urgemment pour garantir l’avenir des IADE et la sécurité des soins pour tous. Le Conseil du SNIA Le 03 mars 2026. À l’occasion de son 75ᵉ anniversaire, le Syndicat National des Infirmier(e)s-Anesthésistes (SNIA) annonce la constitution de son nouveau Bureau national pour l’année 2026.
Cette nouvelle équipe resserrée, a été pensée pour renforcer l’efficacité de l’action syndicale et assurer la continuité des orientations portées collectivement au service de la profession. L’année 2025 a marqué une étape déterminante pour les infirmier(e)s-anesthésistes, avec un travail soutenu en faveur de la reconnaissance statutaire de leur exercice en pratique avancée. Les avancées obtenues sont le fruit d’un engagement de long terme, exigeant et constant, mené souvent dans la discrétion, mais toujours avec la même détermination. Ce travail patient, parfois en décalage avec l’impatience légitime d’une profession solidement ancrée dans son expertise, constitue aujourd’hui un socle stratégique essentiel. Il offre à la fois la consolidation des acquis et des perspectives d’évolution majeures pour les années à venir. La nouvelle génération d’IADE est désormais appelée à s’approprier pleinement cet héritage, à en comprendre les enjeux et à en poursuivre la dynamique. Dans ce contexte, le Conseil national a reconduit Christophe Paysant à la présidence du SNIA, réaffirmant sa confiance dans une ligne d’action fondée sur la constance, la cohérence et la continuité. Cette reconduction s’inscrit dans une volonté assumée de consolidation et de transmission : créer les conditions d’une montée en responsabilité progressive de la nouvelle génération d’IADE, l’accompagner dans la prise de conscience de l’héritage collectif dont elle est dépositaire et l’encourager à s’y engager activement. Elle traduit une conviction partagée : les transformations essentielles se construisent dans le temps long et prennent toute leur portée lorsqu’elles préparent, au-delà des mandats, les relais indispensables à leur pérennité. Composition du Bureau SNIA 2026 : Président : Christophe PAYSANT Vice-président : Jérémy GAILLARD Secrétaire générale : Cécile LANDURÉ Secrétaires généraux adjoints : Bruno HUET ; Jean SERVIERE ; Simon TALAND Trésorier : Madjid BELAHRIZI Trésorier adjoint : Sylvain LEFLOND Conseillers nationaux : Formation et relations internationales : Nico DECOCK Relations avec les étudiants IA : Sylvain LEFLOND Relations avec le secteur hospitalier privé :
Responsable informatique (Data Chief Officer) : Jean SERVIERE Membres du Conseil National : Julia JOUANNEAU – Erwin COLLET – Alexandre JACQ – Brice RAMONDENC – Sylvain LEFLOND – Nico DECOCK – François VERON Avec cette équipe pour 2026, le SNIA réaffirme, dans la continuité de ses 75 années d’engagement, sa détermination à défendre la profession d’IADE, à porter avec exigence les enjeux de formation, d’exercice et de reconnaissance dans toutes leurs dimensions, y compris celles liées aux conditions économiques et à la juste valorisation de l’expertise et à poursuivre un dialogue constructif et exigeant avec l’ensemble des acteurs du système de santé. Le Conseil du SNIA Le 05 février 2026 Depuis la crise du Covid-19, les infirmier(e)s anesthésistes (IADE) et l’ensemble des soignants de la Fonction Publique Hospitalière (FPH) ont été publiquement salués pour leur engagement exemplaire. Pourtant, derrière ces discours, les actes tardent : la mise en place d’une complémentaire santé collective avec participation financière de l’employeur public est une nouvelle fois repoussée, désormais annoncée pour 2028.
Le Syndicat National des Infirmier(e)s-Anesthésistes (SNIA) rappelle que la loi de transformation de la fonction publique de 2019 et l’ordonnance de 2021 prévoient explicitement une participation de l’employeur à hauteur de 50 % du coût de la complémentaire santé. Alors que cette mesure est déjà effective dans le secteur privé, la Fonction Publique d’État et la Fonction Publique Territoriale, les agents de la FPH restent les seuls exclus de ce droit fondamental. Cette situation constitue une inégalité de traitement inacceptable. Les soignants hospitaliers, fortement exposés sur les plans physique et psychique, continuent de financer seuls leur protection santé. Or, il ne s’agit pas seulement d’instaurer une complémentaire santé, mais de garantir une mutuelle de qualité, solide et réellement protectrice, permettant une prise en charge sérieuse de la santé des personnels soignants. Le SNIA exige : • L’application immédiate et sans nouveau report de la participation employeur à 50 % pour les agents de la FPH ; • La mise en place d’une complémentaire santé de haut niveau, à la hauteur des risques et des contraintes du travail hospitalier ; • Un calendrier réglementaire clair et opposable ; • Le maintien intégral des prestations du CGOS, sans compensation déguisée. Le SNIA appelle l’ensemble des soignants, des IADE et les citoyens attachés à la justice sociale à se mobiliser et à interpeller les pouvoirs publics. La reconnaissance des soignants doit enfin se traduire par des droits concrets, et non par des promesses sans lendemain. Le Conseil du SNIA Le 03 février 2026 La publication, le 26 décembre 2025, du décret relatif aux activités et compétences de la profession infirmière marque une étape majeure pour les Infirmier(e)s-Anesthésistes Diplômé(e)s d’État (IADE).
L’inscription explicite de leurs compétences et conditions d’exercice dans le Titre préliminaire du Code de la santé publique consacre officiellement leur entrée dans la pratique avancée. Cette évolution réglementaire reconnaît juridiquement un haut niveau d’expertise clinique, une autonomie professionnelle affirmée et des responsabilités essentielles exercées quotidiennement en anesthésie, réanimation, prise en charge de la douleur, situations critiques, urgences préhospitalières et au sein des unités d’abord vasculaire. Bien au-delà d’un ajustement administratif, elle entérine une réalité professionnelle établie de longue date et aligne le modèle français sur les standards internationaux de la pratique avancée infirmière portés par le Conseil International des Infirmières (ICN). Cette avancée est l’aboutissement d'un travail collectif de longue haleine, mené par plusieurs générations de professionnels et porté par le SNIA en lien étroit avec le CNPIA et ses composantes. Face à un projet de décret initialement silencieux sur les IADE, les organisations professionnelles ont su construire un argumentaire solide, aboutissant à la création d’un chapitre dédié et à une reconnaissance claire et durable dans le Code de la santé publique. Fidèle à une stratégie progressive fondée sur le principe Festina lente, le SNIA a privilégié le dialogue, la constance et la construction d’alliances durables. Les résultats obtenus aujourd’hui confirment la pertinence de cette démarche et sécurisent la place centrale des IADE dans les organisations de soins à haute technicité, au service de la sécurité des patients et de la continuité des parcours. Cette reconnaissance constitue toutefois un point de départ. Les organisations professionnelles IADE appellent à l’ouverture rapide de travaux nationaux visant au déploiement complet de la pratique avancée IADE : évolution des formations, reconnaissance universitaire, adaptation des cadres réglementaires et statutaires, ainsi qu’une valorisation à la hauteur des responsabilités élargies. Dans un contexte de tensions médicales persistantes et d’instabilité géopolitique, la mobilisation du plein potentiel des infirmier(e)s-anesthésistes représente un levier stratégique pour renforcer la résilience du système de santé français. Le SNIA réaffirme sa détermination à transformer cette reconnaissance en actions concrètes, au service des patients, des équipes et de la qualité des soins. Le Conseil du SNIA. À propos de la récente condamnation d’un médecin anesthésiste pour son absence au bloc opératoire27/10/2025
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